L’e-santé en Europe : l’interopérabilité pour garantir des soins de qualité

Le flux de données médicales doit désormais être géré judicieusement afin d’assurer la sécurité et la qualité des soins prodigués aux patients. Pour optimiser le temps passé par les professionnels de la santé et leur permettre d’agir rapidement en cas d’urgence, les dispositifs médicaux et les systèmes d’information des hôpitaux privés et publics doivent respecter les normes internationales d’interopérabilité.

De nos jours, les établissements de santé produisent de grandes quantités de données qui sont souvent sensibles en raison de leur nature confidentielle. Cette information est d’autant plus importante à prendre en compte qu’elle sert à prendre des décisions médicales pour assurer le bon déroulement des soins, à organiser le traitement et la maintenance de l’équipement, ou encore à mesurer et rendre compte de la qualité des soins. Ces données sont également largement utilisées dans la recherche médicale, la formation des professionnels de santé et l’information sur la santé publique. On estime que des dizaines de millions de documents sont stockés dans les systèmes d’information des hôpitaux de taille moyenne.

D’ici 2020, la taille des données liées au secteur de la santé devrait atteindre 2,3 milliards de gigaoctets. Les équipements médicaux occupent la plus grande partie de ces données. Les dispositifs de surveillance des signes vitaux, les dossiers d’anesthésie et autres systèmes génèrent des quantités incroyablement importantes d’informations en salle d’opération. Il en va de même pour les laboratoires d’analyses médicales et les unités d’anatomopathologie. Cependant, les départements d’imagerie à la pointe de cette spécialité utilisent quotidiennement des téraoctets de données, on peut notamment évoquer les systèmes d’imagerie transversale, les appareils de tomodensitométrie, les IRM ou les salles hybrides. On compte également de nombreux dispositifs de diagnostic ou de surveillance qui produisent beaucoup d’informations dans les soins intensifs, les maternités ou les cliniques.

Être capable de se connecter à la fois dans et en dehors des hôpitaux

Dans les services de soins, notamment au chevet du patient, les dispositifs médicaux peuvent désormais envoyer des alertes que les médecins doivent pouvoir recevoir rapidement. Il s’agit par exemple de systèmes d’alarme, d’électrocardiogrammes ou même de dispositifs connectés de prévention des chutes, qui doivent être reliés à un canal de communication efficace, sans oublier les dispositifs de surveillance que les patients emportent avec eux lorsqu’ils sortent de l’hôpital. Dans tous ces cas, les données des patients doivent être rapidement disponibles pour que les professionnels de la santé puissent travailler plus efficacement ou réagir aux urgences. Les chances de survie du patient augmentent lorsqu’un signal est reçu instantanément par les infirmières ou les aidessoignants. Ces différents appareils doivent pouvoir communiquer afin que les médecins puissent facilement trouver et utiliser les informations.

Un seul mot-clé à retenir pour optimiser l’échange de données entre systèmes : l’interopérabilité.

L’interopérabilité est la clé qui ouvre la possibilité aux appareils de communiquer entre eux et d’organiser le flux d’informations. Les différents logiciels (logiciels administratifs, médicaux, etc.) ne sont généralement pas en mesure de communiquer entre eux. Il est donc difficile pour les données d’être transférées d’un point A à un point B sans développement spécifique. Grâce aux solutions d’interopérabilité, il est possible de connecter tous les systèmes, de les faire se comprendre tout en simplifiant et en automatisant l’échange d’informations.