Interopérabilité des systèmes de santé : Quelle stratégie gagnante pour le parcours de soins ?

En septembre 2018, le gouvernement français annonçait ses ambitions en matière de santé publique. Avec Ma Santé 2022, le patient est placé au cœur du système de santé. Pour permettre aux établissements de santé de suivre la feuille de route dressée par le ministère de la Santé, les éditeurs de logiciel santé comme Enovacom ont adapté leurs offres afin de répondre aux nouveaux besoins des structures de soins.

Pour passer sans encombre le virage numérique imposé par le gouvernement, les acteurs du domaine de la santé ont dû intensifier la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information de santé. Reste maintenant à savoir comment cela se matérialise au sein des structures de soins. Pour répondre à cette question, Isabelle Verne responsable marketing produits chez Enovacom, ainsi que Stéphane Kirche et Alexandre Benoist pour le GHT Nord Saône et Loire Bresse Morvan étaient invités à une table ronde lors de la 6e édition du SIDO qui s’est déroulée les 3 et 4 septembre dernier.

La nécessité de se protéger

Dans le domaine de la santé, interopérabilité et objet connecté riment avec amélioration de la qualité des soins. « L’interopérabilité c’est le fait de donner la capacité à des systèmes de fonctionner entre eux. L’enjeu est majeur, car en quelques années, cette question est devenue la pierre angulaire de la performance de nos établissements de santé », précise Stéphane Kirche, directeur de l’innovation et de l’ingénierie biomédicale du GHT Nord Saône-et-Loire Bresse Morvan.

Client d’Enovacom depuis de nombreuses années, le CH de Chalon-sur-Saône est l’établissement support du GHT Saône-Et-Loire Bresse Morvan. Grâce aux solutions du leader de l’interopérabilité médicale en France, les soignants du GHT « possèdent des données médicales structurées qui les aident à prendre de meilleures décisions », selon M. Kirche.

Aujourd’hui, les services de soins sont dans la nécessité de posséder une vision complète et globale du dossier patient. Dans le cas contraire, ils n’ont qu’une vision partielle de l’état de santé du patient et peuvent donc faire des erreurs de diagnostic. « C’est pour cette raison que l’interopérabilité est un enjeu de sécurité et de santé publique. C’est la brique qui manquait à nos établissements », précise Alexandre Benoist.

« L’interopérabilité, c’est aussi garantir la sécurité des données à travers des référentiels patients et professionnels. Mais, cela concerne aussi, les échanges entre professionnels qui doivent être protégés, par des messageries sécurisées», rajoute notre experte Isabelle Verne.

La nécessité de protéger ses données est devenue en quelques années une priorité pour les établissements de santé et cela concerne tous les acteurs de la chaîne de soins. L’information dans le domaine de la santé ne s’arrête pas à la donnée clinique (paramètres physiologiques, données de laboratoires,…) et aux alarmes cliniques et techniques. Elle peut également être de nature administrative, financière, RH… », continue-t-elle.

À l’horizon 2022, 70 % des soins devront être réalisés en ambulatoire. Une nouvelle donne, qui pousse les établissements de santé à communiquer avec l’extérieur (médecine de ville, le médecin traitant, organisme de santé publique…).

« Dans un établissement de santé, il y a trois niveaux d’information : la première est au pied du patient et concerne l’identitovigilance, la seconde est au niveau de l’équipe de soins, cette donnée va permettre de manager et coordonner les professionnels de santé et enfin la collecte de données fait avancer la recherche », résume Stéphane Kirche.

 

Retour d’expérience

Dans un établissement de santé, chaque spécialité possède son outil numérique. « Il y a cinq ans en arrière, à l’hôpital de Chalon-sur-Saône nous avions un ensemble d’outils numériques qui nous permettait de valoriser chaque métier. Non pas que le Dossier Patient Informatisé (DPI) ne jouait pas son rôle, mais il n’avait pas la capacité d’assumer toutes ces spécialités. Nous voulions que ces différents systèmes fonctionnent comme un ensemble ».

En produisant un grand nombre de données, le CH de Chalon s’est retrouvé sans solution pour structurer leurs informations afin de partager et valoriser les nombreuses informations qu’ils avaient récoltées.

« Nous avons choisi Enovacom, car leur logiciel d’interopérabilité biomédicale nous permet de centrer l’ensemble des flux vers un outil unique qui nous permet de le répliquer autant de fois que besoin », précise Stéphane Kirche. Dans les faits, la solution permet à un service de faire remonter l’intégralité des données émises par les appareils biomédicaux. Une nouvelle possibilité qui apporte de la sécurité à tous les acteurs de l’hôpital.

En remontant de manière automatique les données des appareils biomédicaux dans le SIH, les équipes soignantes ont réduit les risques d’erreurs liés à la retranscription manuelle. De plus, toutes les alarmes des équipements sont centralisées sur un même écran, ce qui permet d’éviter les allers-retours entre les chambres et le bureau de l’infirmière. « Grâce à ce dispositif, nous avons créé un environnement sécuritaire pour les professionnels de santé et nos patients. Nous avons vu l’utilité de cet outil pendant la crise du COVID-19 », souligne Alexandre Benoist.

Pendant la crise du COVID-19, la relève automatique des données a évité aux soignants, les contacts et l’utilisation de masques et de surblouse, car il n’y avait pas besoin de se rendre dans les chambres. L’interopérabilité médicale a permis aux établissements de valoriser et structurer leurs données. En améliorant le quotidien de leurs soignants grâce à une meilleure communication au sein du système d’information hospitalier, les établissements de santé garantissent une meilleure prise en charge des patients et améliorent, ainsi la qualité des soins.

Pour aller plus loin sur l’intérêt d’utiliser l’interopérabilité biomédicale pendant la crise du COVID-19, inscrivez-vous au prochain webinar (en anglais) organisé par Enovacom sur ce sujet : Inscription ici