Les étapes clés d’un projet de déploiement d’un entrepôt de données

Un projet d’implantation d’un entrepôt de données bien ficelé ne peut pas se passer d’une bonne identification des besoins. Dans sa phase de conception, les flux d’information, les process d’intégration et les modules liés aux applications utilisatrices devront être définis avec soin. En phase de production, des tableaux de bord pourront enfin aider à évaluer la pertinence dudit projet.

Un entrepôt de données couvre un champ d’application assez vaste, de par son ouverture et sa versatilité. Dès lors, les projets d’implantation et de déploiement d’un tel outil peuvent prendre plusieurs formes, les structures disposant de moyens humains compétents pouvant les gérer en toute autonomie.

1. Un moteur d’intégration des informations

Un projet d’entrepôt de données comporte une première étape commune à toutes les solutions de Santé qui consiste à définir les besoins du demandeur, le périmètre de fonctionnalités et les usages. L’étape suivante de conception s’attachera quant à elle à mettre en place et à dimensionner les flux d’informations. Les flux d’aval tout d’abord, pour l’exploitation et le stockage des données, et les flux d’amont ensuite, par lesquels l’alimentation de l’entrepôt se concrétisera. C’est là qu’interviendront les outils d’intégration des informations, de type plateforme d’interopérabilité (moteur d’intégration).

2. Un assemblage de différents modules liés aux applications utilisatrices

Il sera nécessaire également de travailler sur les données elles-mêmes afin qu’elles répondent aux prérequis d’identification et de référencement. Une modélisation de la nature des données à stocker devra en effet s’appliquer, selon une norme prédéfinie la plupart du temps. Une phase de conception de modules d’utilisation des données, liées aux portails, aux applications métiers, aux viewers ou autres fonctionnalités, clôturera le projet, sans oublier les tests de conformité et de mise en production. Mais un projet de ce type ne pourra pas se passer d’une identification précise des sources de données et des flux existants, ainsi que des usages que l’on voudra adresser.

 

3. Des tableaux de bord pour évaluer les flux d’informations et le fonctionnement de l’entrepôt

Ainsi, un bon projet d’implantation d’un entrepôt de données sera évalué sur les usages réels des professionnels de Santé ou des chercheurs par rapport aux besoins annoncés. C’est la raison pour laquelle les uns, accompagnés par les médecins DIM, comme les autres doivent être représentés dans les comités de pilotage. Il est ainsi possible d’évaluer un tel projet, les Key Process Indicators (KPI) se caractérisant notamment par le volume et la diversité des datas traitées, ce qui est facilement réalisable dans le domaine du soin via la visualisation directe depuis les applications métiers. Cette évaluation peut être, inversement, plus périlleuse dans la recherche, si ce n’est en explorant les algorithmes utilisés en production.

Dans ce contexte, il est recommandé d’utiliser des tableaux de bord pour visualiser les flux d’informations et le suivi de l’utilisation de l’entrepôt de données lui-même. Un management externe de cette évaluation est d’ailleurs possible de façon simple et externalisée, grâce à l’architecture cloud de cet outil