De nouvelles normes pour simplifier l’implémentation des informations dans l’entrepôt de données.

Les normes internationales liées à la donnée médicale sont vieillissantes et inadaptées au Big Data. C’est pourquoi les entrepôts neutres de données s’appuient sur l’interopérabilité en utilisant quelques normes simplifiées, comme HL7 FHIR, qui est ouverte, adaptée au web et accessible, XDS, pour la connexion avec le DMP notamment, ou WADO, l’extension de la norme DICOM pour l’imagerie médicale.

Les entrepôts de données apparaissent aujourd’hui comme les centres de gravité du Big Data, dans lesquels les applications métiers de tous ordres puiseront les informations qui leur seront nécessaire pour fonctionner, mais aussi dans lesquelles ces mêmes applications enrichiront, de façon structurée, sa base de données.

Des normes internationales vieillissantes et complexes

Mais cette caractéristique ne peut se concrétiser que si l’entrepôt utilise un langage universel afin de pouvoir ingérer tous types de données et assurer l’interopérabilité entre les systèmes. Il est ainsi indispensable de lui adjoindre des normes adéquates.

La documentation médicale est, depuis longtemps, bien structurée. Les normes internationales telles DICOM, pour l’imagerie, ou HL7, pour les documents liés aux soins, par exemple, font l’objet, depuis quelques décennies, d’un consensus et d’un large déploiement. D’autre part, pour gérer les niveaux d’implémentation technique et fonctionnelle des données, la norme IHE fait aussi partie des standards permettant la définition des processus d’échanges.

Des particularités francaises à prendre en compte

Il existe en France des normes supplémentaires particulières, mais vieillissantes et difficiles à implémenter. C’est le cas d’AIS, liée au cadre national d’intégration des systèmes d’Information en Santé, des normes définies pour alimenter le DMP de documentations cliniques comme CDA, de la version 3 d’HL7, ou d’XDS (Cross Document Sharing), ventilée en XDSI, pour la gestion des plateformes de stockage d’images, et en XDSB qui crée des enveloppes de soumissions documentaire. Elle est implémentée seulement pour le DMP et très difficile à maintenir. Citons enfin les référentiels sémantiques comme SNOMED, LOINC, SIM10 etc. qui devront être implémentés afin de permettre un alignement sémantique des valeurs de codage. A noter qu’une plateforme nationale (un serveur National de terminologie) doit émerger afin permettre à tous de parler le même langage.

 

HL7 FHIR, la nouvelle référence en matière de norme d’échange et de partage de l’information médicale

Il était donc temps de simplifier et d’uniformiser tous ces protocoles dans le cadre du Big Data. Aussi, sur la base d’HL7, la nouvelle norme FHIR, simple d’utilisation et orientée sur une architecture web, connaît de plus en plus d’adeptes dans l’industrie cybernétique. Elle est conçue selon une partie descriptive répondant à l’identification d’un modèle médical, et d’un protocole d’échanges optimisant les flux dans les applications web modernes. Elle répond aux 80% de modèles médicaux internationaux, consultations, comptes rendus, analyses biologiques, prescriptions, etc., et aux 20% de modèles enrichis provenant de particularités nationales. Citons également, dans ce contexte, la norme WADO, qui est une extension de la norme DICOM, particulièrement adaptée aux usages web et mobiles.

Les entrepôts de données ne reconnaitront donc que deux normes techniques pour assurer l’ensemble des workflows. HL7 FHIR tout d’abord, pour une implémentation simple, une base de données ouverte et accessible et une approche web moderne de l’interopérabilité. XDS ensuite, qui assurera la connexion avec le DMP et l’interaction avec les PACS, pour les documents non DICOM, notamment. Pour le niveau d’implémentation et la terminologie, IHE restera encore la base du processus.