GHT et SI unique : le rôle de l’interopérabilité dans l’organisation des SI

Découvrez comment le GHT Sud Bretagne a misé sur l’intéropérabilité pour organiser son SI

Né de la fusion de 4 établissements (Lorient, Quimperlé, Port-Louis-Riantec et Le Faouët), le GHT Sud Bretagne (GHSB), qui comptabilise désormais plus de 4 500 agents dont 35 dédiés à l’informatique, a naturellement misé sur l’interopérabilité pour organiser au mieux le Système d’Information du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT). Entretien avec Christian JOANNIC – Responsable Système d’Information du GHSB.

La genèse du projet

Avec la mise en place du GHT en janvier 2018, l’organisation des établissements autour des données patients (administratives ou médicales) et plus précisément la gestion du Système d’Information se devait d’être repensée. Le besoin ? Une plateforme unique d’interopérabilité pour avoir une supervision facilitée et centraliser l’ensemble des flux d’information. L’objectif ? Un Système d’Information unique avec, à terme, le souhait de mutualiser les différentes applications existantes. « Avant la fusion, la plateforme d’interopérabilité d’Enovacom était utilisée exclusivement pour les flux de laboratoire et la messagerie sécurisée. A l’occasion de la fusion des 4 établissements, nous avons établi un état des lieux des différents flux au sein des établissements concernés, puis défini les flux à conserver et / ou à migrer vers l’EAI d’Enovacom. Nous avons organisé avec les équipes, en mode projet, la mise en œuvre de l’environnement ENOVACOM Integration Engine et des flux d’intégration des applications concernées par la fusion des établissements » précise Christian Joannic.  

L’interopérabilité : le cœur de métier d’Enovacom

Aujourd’hui, l’interopérabilité est mise en place sur le GHT. 18 000 messages par jour sont gérés par Enovacom. Les flux de données qui transitent via la plateforme sont nombreux : l’identité et les mouvements patients, les actes, les rendez-vous, les transferts de fichiers inter-applicatifs, les prescriptions de biologie… 25 applications sont connectées à la plateforme qui compte 12 utilisateurs et 68 interfaces. L’objectif est atteint : l’accès aux données est facilité, ainsi que la qualité des informations transmises. Les bénéfices sont nombreux, que ce soit pour le directeur informatique ou pour les professionnels de santé.

Modèle en terme d’organisation informatique, le Groupement a choisi de s’appuyer sur l’expertise de la société Enovacom qui a su faire la différence et se distinguer des EAI concurrents présents sur l’établissement avec sa plateforme d’interopérabilité centralisée. Le RSI poursuit : « Nous avons retenu la proposition d’Enovacom pour les motifs suivants : l’offre d’accompagnement proposée était en accord avec notre démarche initiée par notre fusion et la solution d’interopérabilité disposait des critères correspondant à notre attente, sans oublier l’ergonomie de l’IHM, la prise en main rapide et la facilité d’administration. » 

Une équipe informatique autonome

Le groupement a souhaité également disposer d’une autonomie totale sur l’administration de la solution, ainsi que sur l’évolution et le développement de ses flux de données, souligne le RSI. Le transfert de compétences s’est passé rapidement (en quelques jours) et sans heurt. Plusieurs agents de la DSI ont suivi tout le cycle de formation proposé par Enovacom et l’équipe informatique a désormais la capacité de prendre la main sur la plateforme d’interopérabilité, précise-t-il. Le GHBS est désormais autonome sur la gestion de flux de données.

Vers un Système d’Information unique

Au-delà de structurer les échanges d’informations au sein du GHT, l’interopérabilité a un rôle crucial pour le futur de ces structures : une telle solution permettra d’envisager sereinement l’introduction de nouveaux logiciels et la mutualisation de certaines applications. Une relation de confiance s’est installée entre le GHBS et Enovacom. La société marseillaise a su accompagner le Groupement vers une migration et une organisation autour des datas réussies. Aujourd’hui, le GHBS voit plus loin. « Nous souhaitons capitaliser sur la mise en œuvre de la solution ESV2, et ainsi réduire autant que possible l’usage d’autres EAI, encore imposés par certains éditeurs. Dans le cadre de notre GHT, nous sommes effectivement dans une démarche de mutualisation de nos applications dont notre DPI », conclut Christian Joannic.