Données de santé patient : véritable socle pour l’hôpital connecté de demain

Les progrès technologiques ont fait exploser la quantité d’informations, désormais rendues accessibles. Le monde de la santé n’échappe pas à la déferlante Big Data : d’ici 2020, la quantité de données de santé devrait être multipliée par 50 avec l’avènement de la eSanté. Une croissance induite, en grande partie, par nos pratiques médicales et par les patients eux-mêmes, grâce à l’informatisation des dossiers médicaux, aux objets connectés, etc. Le partage et la maîtrise de ces nouvelles données de santé sont aujourd’hui deux fondamentaux – l’informatique et les technologies associées doivent donc se réinventer et trouver de nouveaux moyens d’analyser et d’exploiter les contenus collectés pour en faire bon usage. Car ces impressionnants volumes de données de santé représentent un véritable défi, aussi bien au niveau de leur gestion, des échanges nécessaires ou de leur sécurisation. Les liens entre applications médicales ou dispositifs biomédicaux sont loin d’être généralisés – les données sont produites, mais non exploitées. Percevons aujourd’hui la réelle nécessité d’être en mesure d’exploiter les données issues des appareils biomédicaux au sein des hôpitaux – de plus en plus nombreux – pour garantir un parcours de soins optimisé.

Dans ce livre blanc, nous verrons ensemble comment aller vers l’hôpital connecté de demain. Plusieurs questions seront posées : comment sont partagées aujourd’hui les données de santé des patients ? Comment sont documentés leurs dossiers de soins ? Quels rôles peuvent jouer les dispositifs biomédicaux pour compléter ces informations ? Quels sont les avantages pour les hôpitaux de connecter leurs équipements ? Plusieurs études de cas sont proposées en fin de document afin d’éclairer ce type de projets.

données de santé patient

Le partage des données de santé patient aujourd’hui au sein des établissement de santé

1. L’informatisation des établissements de santé et le manque de normalisation

Il se dégage aujourd’hui un consensus quant aux possibilités, ouvertes par les technologies de l’information et de la communication (TIC), qui se développent autour du secteur de la santé : elles permettent de manipuler l’information pour la stocker, la convertir, la gérer, la transmettre et l’analyser. Les technologies de l’information, dans le domaine médical, ont fait leur apparition dans les années 80 dans le but de faciliter le partage des informations – nécessaires autant en terme de suivi individuel de chaque patient qu’au pilotage collectif du système de santé. La première étape fut d’informatiser tout le pan des fonctions administratives et financières, pour ensuite approfondir le processus avec la mise en place de système d’information décisionnel et comptabilité analytique (PMSI). Vient enfin à la fin des années 90 la brique dédiée à l’informatisation de la production des soins (dossier patient, dossier de spécialité, PACS, RIS, etc.)

données de santé patient

Ces différentes fonctions sont gérées par de nombreux éditeurs en France. En 2011 a été construit le premier référentiel des éditeurs et intégrateurs de logiciels du marché de la santé en France : la Base RELIMS.

Si nous prenons les derniers chiffres, il y a plus de 200 éditeurs, dont 22% qui proposent un seul logiciel pour une activité médicale spécifique. Autant de logiciels à gérer par les équipes de l’hôpital.

“Le traitement de la donnée médicale est au cœur de la stratégie SI de l’entreprise, sous différentes dimensions : • Capacité à constituer un dossier patient de bout en bout, complètement dématérialisé, • Assurer l’intégrité des données à tout moment, • Assurer l’interopérabilité des systèmes en interne ET en externe afin de pouvoir communiquer avec médecins, établissements hospitaliers, patients. La notion de parcours de soins doit être au cœur de la réflexion afin de rendre les données accessibles.” Yannick Michel, Directeur Organisation et Système d’Information, Hôpital Privé du Confluent (Groupe Confluent)

Un constat se dégage alors de ce paysage industriel : de nombreuses variantes en termes de normes, protocoles ou formats d’échanges coexistent. Rien que sur le socle métier du Dossier Patient Informatisé (DPI), 27 applications différentes ont été identifiées en moyenne. En sachant qu’au-delà du DPI, le personnel soignant est amené à gérer en parallèle des dossiers de spécialité par service : Maternité, Chirurgie, Urgence,…Nativement, ces applications métiers ne sont pas en mesure de discuter entre elles et de recevoir des données automatiquement sans nécessité d’adaptation.

Pour pallier ces premières difficultés, des solutions logicielles existent pour permettre l’interopérabilité des applications métiers – déjà mises en place par certaines équipes informatiques. Près de 40% des établissements de santé possèdent désormais ce type d’application centrale.

À l’origine, afin de permettre la communication entre ces différents logiciels, la connexion des logiciels en “point à point” était privilégiée : par exemple, un dossier de maternité pouvait envoyer directement des données au dossier patient si (et seulement si) les mêmes formats et normes étaient utilisés et compris par chacun des éditeurs. Mais avec la multiplication des logiciels au sein des établissements de santé, cette solution n’est plus considérée comme pérenne : la supervision reste complexe, avec un manque de stabilité selon les évolutions des versions logicielles. Sont alors apparues des solutions plus globales d’interopérabilité, appelées moteur d’intégration ou EAI, qui aujourd’hui ont tendance à se généraliser.

LES CONSTATS QUI SE DÉGAGENT

Le dossier patient informatisé non exhaustif Différents éditeurs, différentes interfaces : difficulté pour les soignants de gérer de multiples fonctionnalités qui se dessinent différemment selon l’éditeur

“Pour moi l’informatisation du système de santé est faite d’un point de vue uniquement administratif. Les outils existants respectent davantage les réglementations et les certifications  qu’ils ne respectent l’utilisateur final.”

Yannick Michel

Directeur Organisation et Système d’Information, Hôpital Privé du Confluent (Groupe Confluent)

Retour d’expérience : le GCS Martinique

Retrouvez l’interview de Yvon Marie-Sainte, Directeur du GCS SIS, qui revient sur son projet d’équiper les services maternité de la solution ENOVACOM Patient Connect. L’objectif : collecter les données vitales des mères et nouveaux nés.

Découvrez ENOVACOM Patient Connect

Vous souhaitez collecter les données vitales de vos patients en vous appuyant sur une solution 100% logicielle ? Découvrez ENOVACOM Patient Connect, la plateforme d’interopérabilité biomédicale pour connecter dossiers de soins informatisés et appareils biomédicaux.

Démo et documentations

Pour en savoir plus sur la connexion des appareils biomédicaux, n’hésitez pas à demander une démo live de la solution ENOVACOM Patient Connect ainsi que la documentation dédiée au projet.

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