GHT : en route vers la mutualisation des dossiers patients avec l’identification unique du patient et l’identito-vigilance

GHT : la mutualisation des dossiers patients passe par une identification unique du patient & l’identito-vigilance

À l’heure des groupements d’établissements de santé et de l’ouverture de l’hôpital vers son territoire, la mutualisation des informations médicales peut conduire à différents disfonctionnements entraînant des duplications ou des collisions d’IPP. Pour répondre à cette problématique, les Directeurs d’hôpitaux ou les directions informatiques peuvent compter sur des serveurs d’identité très puissants, capables d’effectuer des rapprochements d’IPP.

Pourquoi l’identito-vigilance fait-elle désormais partie des critères de qualité des établissements de santé ?

De nombreux événements indésirables survenant aujourd’hui dans les établissements de Santé sont dus à l’identification des patients.

Ils peuvent survenir notamment à l’occasion de l’accueil aux urgences d’une personne à la diction incertaine ne possédant pas ses papiers, lorsqu’une confusion est faite à propos d’un prénom composé ou, ce qui arrive de plus en plus fréquemment, lors de l’usurpation d’une identité.  Les statistiques indiquent qu’en France, 19% des erreurs médicamenteuses et 1/3 des événements graves liés au sang ont pour origine une mauvaise identito-vigilance. Elles peuvent avoir des répercussions importantes d’ordre juridique ou économique pour les établissements de Santé. C’est pourquoi, en 2007 déjà, l’OMS a fait de ce thème un des neuf critères de la sécurité des patients. Les tutelles françaises lui ont emboité le pas en 2011 dans le Programme hôpital numérique et la Haute Autorité de Santé en France a fait de l’identification du patient, à tous les stades de sa prise en charge, un critère à satisfaire obligatoirement dans les processus de certification des établissements de Santé.

Des numéros d’identité patient dupliqués ou entrant en collision

Chaque patient doit désormais faire l’objet d’un numéro d’identification unique (en France l’Identification Patient Permanent – IPP) qui va le suivre tout au long de son parcours de soins. Mais il peut se produire des doublons, lorsqu’un patient a été enregistré dans deux services différents avec deux IPP distincts, ou des collisions, plus graves, dans le cas où deux personnes ayant le même nom et le même prénom fusionnent accidentellement sous un IPP identique. Ces dysfonctionnements sont d’abord d’origine humaine, par défaut de vérification, par erreur de saisie d’une identité ou d’une IPP et plus généralement par manque de culture du risque. Mais ils peuvent être également d’origine technologique, par utilisation de logiciels non appropriés ou suite à leur utilisation par du personnel non habilité.

Un critère de qualité essentiel à l’heure des groupements d’établissements et de leur ouverture vers la ville

À l’heure de la fusion des établissements de Santé, GHT ou GCS, et de l’ouverture de l’hôpital vers la ville et les professionnels libéraux, ce risque technologique risque d’augmenter si l’on n’y prend pas garde. Les données médicales des patients vont être à terme stockées dans des dossiers qui se veulent être partagés. L’objectif ? Améliorer leur parcours de soins à l’hôpital, chez le médecin traitant, voire au domicile. Mais comment garantir qu’il s’agisse de la bonne identité pour le patient ? Rien n’est moins sûr car, d’une part, les usages ne sont pas les mêmes d’un établissement à l’autre et, d’autre part, les bonnes pratiques ne sont pas diffusées vers tous les acteurs du processus de façon satisfaisante.  De plus, les logiciels gestionnaires de l’identité patient dans les différentes structures ne communiquent pas toujours entre eux.

Des serveurs d’identité très puissants pour rapprocher deux IPP d’un même patient

Pour répondre à ces différents enjeux, il existe des solutions à partir desquelles il est possible de rapprocher les identités dispersées d’un patient. Des serveurs d’identité gèrent l’ensemble de ces caractéristiques, en générant un workflow de résolution d’anomalies, et peuvent fédérer plusieurs IPP tout en respectant les normes d’identito-vigilance. Des algorithmes puissants effectuent des comparaisons sur les traits stricts ou étendus de différents patients à partir d’IPP issus de bases de données locales ou nationales. La qualité de ces solutions est assurée par la puissance de ces algorithmes qui réduit d’autant les risques d’erreurs pouvant résulter de ces rapprochements.

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