Partie 2 : L’apport de l’interopérabilité dans les SI de santé

Après avoir lu les 7 péchés capitaux de l’intégration des données de santé, un constat s’impose : l’interopérabilité des systèmes d’information est aujourd’hui primordiale.

Dans cette partie 2, nous vous proposons de revenir au point de départ : combien de temps mettons-nous à rechercher une information déjà présente dans le SI ? Quelles en sont les conséquences financières ?

Nous verrons ainsi les bénéfices réels qu’apporte l’interopérabilité de votre système d’information au travers d’une étude proposée par la NHS*, et compléterons l’analyse par les prochains challenges à relever sur ce même sujet.

* NHS : National Health Service, le système de santé publique du
Royaume-Uni

Constat – Disponibilité des informations, quel impact sur le parcours de soins ?

De récentes études montrent que le personnel soignant passe un temps précieux à chercher et vérifier l’information

Les données sont au coeur du processus clinique. Passer en revue l’information disponible concernant le patient, le diagnostic, la planification et la délivrance de soins, le suivi et l’ajustement de celui-ci si nécessaire, nécessite la mise à jour permanente et continue du dossier patient.

La recherche de l’information induit du temps – aussi bien pour celui qui procède aux soins qu’à l’agent qui a été ou sera impliqué dans le processus. L’étude Ignetica montre que les infirmières passent en moyenne 62 minutes par jour à chercher de l’information alors que les médecins peuvent aller jusqu’à 70 minutes – un temps clairement perdu au détriment du patient et de sa prise en charge.

A la recherche d’information s’ajoute la vérification de celle-ci, estimée à 63 minutes par personne et par semaine. Ce temps passé retarde la prise en charge des soins et impacte également l’allocation pertinente et efficace des ressources.

Au total plus de 50% du temps de présence du personnel soignant est passé à gérer d’une manière ou d’une autre l’information ou la documentation autour du patient (on entend par documentation clinique les informations telles que les notes patients, observations, ordonnances, résultats de laboratoire…) Ceci montre combien le niveau d’interaction des informations est élevé et combien le moindre changement peut avoir des implications importantes au quotidien pour les praticiens. Par ailleurs, les médecins indiquaient que le retard lié à la mise à disposition de la (bonne) information avait des impacts sur la parcours du soin patient mais aussi sur la durée de séjour.

+50%

du temps effectif du personnel de santé est dédié à la gestion de la documentation

– EN BREF –

Intégrer les informations efficacement optimise l’échange entre les différentes interfaces et facilite le partage de manière appropriée au sein et en dehors des établissements de santé.

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