RESAMUT : Un GHT avant les GHT

Quel rôle joue l’interopérabilité au sein de 8 établissements ?

RESAMUT est un groupement de 8 établissements de santé mutualistes de la région lyonnaise. Au sein d’une direction commune des systèmes d’information, Jean Burdin, Chef de projet, supervise les flux d’information qui transitent entre les logiciels de la structure aux moyens de la plateforme d’interopérabilité ENOVACOM Suite V2. Il nous détaille les bénéfices d’une telle organisation dans un entretien.

resamut-jfburdinQuelles sont les contraintes, pour sa Direction des Systèmes d’Information (DSI), d’une organisation en réseau de santé comme le RESAMUT ?

Jean Burdin: Je crois qu’il faut parler tout d’abord des avantages qu’est susceptible d’apporter la mutualisation des systèmes d’information pour plusieurs établissements de santé, en termes financiers, mais aussi de maîtrise des flux. RESAMUT dispose d’une DSI commune à l’ensemble des 8 hôpitaux mutualistes qui en font partie, comme cela pourrait être le cas pour nombre de Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT) qui sont en train de se créer. Mais il y a effectivement des contraintes, notamment pour faire communiquer entre eux des logiciels métiers différents avec un périmètre très large. Nous avons identifié quelques 132 flux différents au sein de notre structure, ce qui représente près de 40 000 messages générés par jour.

Comment avez-vous appréhendé la gestion de ces flux ?

J.B.: A l’occasion de la mise en place du DPI dans notre structure, qui emploie quelques 1 300 personnes et où les données patients sont mutualisées pour tous les établissements, nous avons identifié un volume d’échanges très important entre les applications, notamment lors de la création des identités ou des mouvements des patients. Les logiciels métiers étant parfois très différents dans leur architecture, nous avions besoin d’un EAI pour en assurer l’interopérabilité et pour superviser les échanges d’information entre eux. Nous avons fait le choix de la solution ENOVACOM Suite V2, que nous utilisions déjà pour la facturation B2, et de son EAI pour organiser tous les échanges internes aux établissements.

Comment sont créées les interfaces en pratique ?

J.B.: Tout dépend de la complexité de celles-ci. Les ingénieurs Enovacom nous ont permis, lors de l’installation de la solution, de nous former à la fabrication des interfaces. Nous sommes 2 chefs de projet au sein de RESAMUT, désormais compétents pour créer et entretenir les échanges simples, ou gérer les erreurs qui pourraient survenir. C’est le cas par exemple pour les interfaces d’identités patients, que nous créons nous mêmes. Nous ne le faisons pas à plein temps, bien évidemment, mais nous assurons ainsi la supervision des échanges pour les 8 établissements de la structure. Par contre, nous laissons la main à Enovacom pour les situations complexes, lorsqu’un logiciel n’a pas d’interface HL7 notamment, ou sur des applications sensibles qui nécessitent un maximum de sécurité comme la transmission des factures B2.

Avez-vous bénéficié d’un accompagnement formalisé pour obtenir cette compétence ?

J.B.: En pratique, au début du projet, ce sont les intervenants Enovacom qui ont réalisé les premiers flux. Ils nous ont ensuite assistés lorsque nous avons créé nos premières interfaces et nous accompagnent désormais dans cette démarche en cas de difficultés. En choisissant Enovacom, qui possède une expérience significative dans le domaine des solutions de santé, nous savions que nous options pour un éditeur à taille humaine capable d’adapter ses services à nos besoins. Ils ont répondu à notre demande, à savoir pouvoir créer certains flux afin de limiter les coûts du projet. Nous avons ainsi fait le choix de faire passer les échanges de tous les applicatifs par un EAI pour superviser et fluidifier l’ensemble des flux.

« En choisissant Enovacom, qui possède une expérience significative dans le domaine des solutions de santé, nous savions que nous options pour un éditeur à taille humaine capable d’adapter ses services à nos besoins. »

Avez-vous des projets d’évolution ou d’intégration de nouveaux logiciels dans le système ?

J.B-F.: Il y a toujours des mises à jour ou de nouvelles applications à prendre en compte. Le développement et la modification des flux est incessante, ce qui fait de l’EAI une pièce centrale de notre système d’information et le rend critique. Aujourd’hui, l’évolution prochaine concerne, pour l’EAI proprement dit, la mise en place d’une architecture très haute disponibilité qui nous permette de nous affranchir des risques liées aux arrêts de fonctionnement. Lorsqu’on parle d’échanges entre applications, ce sont en fait plusieurs messages qui sont transférés dans les deux sens, en mode conversationnel. Et une conversation rompue est difficilement rattrapable. Nous travaillons aujourd’hui sur cette évolution technique.

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