Plan Blanc : ENOVACOM Surycat séduit les services d’urgence des hôpitaux

S’appuyer sur les technologies numériques pour accroître l’efficience de leur dispositif de gestion de crise, tel est l’objectif des hôpitaux qui se sont récemment équipés de la plateforme d’alertes automatisées ENOVACOM Surycat. Parmi eux, les hôpitaux de Valenciennes, Saint Quentin, Amiens, Marseille et la liste s’apprête à s’allonger, y compris au-delà de nos frontières. Convaincants, les exercices de sécurité de ces hôpitaux ont démontré un gain de temps considérable pour le déclenchement du plan BLANC, procédure exceptionnelle d’urgence sanitaire et de crise. Les centres hospitaliers de Saint Quentin et de Valenciennes témoignent.

Le plan BLANC, une organisation « millimétrée » des situations d’extrême urgence

Conçu pour permettre aux services publics hospitaliers de répondre à un afflux massif de patients, le plan BLANC est un ensemble de mesures d’organisation qui permettent aux hôpitaux de gérer des situations d’extrême urgence (accident, épidémie, catastrophe…). Son déclenchement s’appuie sur une procédure préalablement définie par les établissements hospitaliers comprenant notamment la constitution d’une cellule de crise et d’équipes médicales renforcées.

« Les premières minutes qui suivent le déclenchement d’un plan BLANC sont difficiles pour l’ensemble des équipes. Les facteurs émotionnels et de stress sont forts, donc tout ce qui contribue à gérer nos procédures de façon rationnelle et automatique doit être fait », explique Caroline Vermont, Directrice adjointe du centre hospitalier de Saint Quentin.

Dans cette perspective et pour compléter leur dispositif de gestion de crise, plusieurs centres hospitaliers ont mis en place la plateforme d’alertes automatisées ENOVACOM Surycat. Elle permet :

  • d’automatiser la mobilisation des personnels pour le plan BLANC
  • de diffuser des messages d’alertes aux différents acteurs impliqués et concernés
  • d’optimiser les ressources disponibles tout au long de la crise,
  • d’assurer la traçabilité de l’ensemble des événements.

Des exigences validées en conditions opérationnelles

Le 7 juin, le centre hospitalier de Valenciennes a utilisé en conditions réelles la plateforme ENOVACOM Surycat. Une opération d’envergure motivée par les récents attentats en France et en Belgique mais aussi par le déroulement de l’EURO de football. Dans le cadre de l’exercice, 100 personnes ont ainsi été rappelées en à peine 8 minutes, les élèves de l’Institut de Formation aux Métiers de Santé (IFMS) de Valenciennes simulaient 67 « blessés » à prendre en charge et les Plans Opérationnels Internes (POI) des urgences, du bloc opératoire et de la réanimation étaient déclenchés pour la première fois. Grâce aux scénarios mis en place, la situation était suivie en temps réel : disponibilité des lits, admissions, suivi clinique et médicamenteux des patients, communication avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) pour gérer les capacités d’accueil et l’identification des victimes.

Autre particularité, les informations sont intégralement gérées depuis un service hébergé dans le Cloud, se départissant ainsi de tout risque de congestion ou de blocage sur les infrastructures locales

« Les résultats exceptionnels de cet exercice conduit avec la très innovante plateforme ENOVACOM SURYCAT nous confortent dans l’idée que l’outil numérique est avant tout une aide et un facilitateur de la prise en charge des patients. Je pense que nous avons bâti une solution opérationnelle très efficiente pour les situations d’urgence complexe. Il faut noter que cet exercice a été conduit sans interrompre les opérations normales de l’établissement, puisque lors de cette journée 180 patients, bien réels, étaient accueillis par le service des urgences », mentionne le docteur Nicolas Houdre, référent SMUR, Médecine d’urgence et de Catastrophe, Président de la Commission des Systèmes d’Information.

Même constat au centre hospitalier de Saint Quentin, qui, dans le cadre d’un exercice, réunissait sa cellule de crise en 10 minutes, soit 6 fois plus rapidement que dans le cadre d’un déclenchement manuel :

« L’efficacité d’une telle démarche d’automatisation repose sur la préparation et le paramétrage amont des scénarios. Au moment du déclenchement, la plateforme s’occupe de la mise en œuvre tandis que l’ensemble des actions est tracé et horodaté. C’est capital pendant la crise parce qu’elles servent de base à la prise de décision. Ça l’est tout autant à l’issue de l’événement, pour analyser à froid le déroulement des opérations et améliorer les processus le cas échéant », commente Caroline Vermont.

Des choix technologiques générateurs de bénéfices concrets

Créer le meilleur service digital à partir des systèmes existants quels que soient leur domaine, leur génération ou leur cloisonnement, c’est l’équation compliquée que résout ENOVACOM Surycat. L’expérience des différents centres hospitaliers démontre plusieurs bénéfices concrets pour le déploiement des secours en situation de crise :

  • plus efficace : jusqu’à 10 fois plus rapide,
  • plus fiable : jusqu’à 100% d’atteinte des cibles,
  • moins onéreuse que des solutions propriétaires : jusqu’à 10 fois moins.

Ces bénéfices opérationnels s’appuient sur la capacité de la plateforme ENOVACOM Surycat à :

  • communiquer universellement avec des différents types d’équipements : téléphonie, email, sms,…,
  • créer des nouveaux services digitaux utiles et proches des usages réels du monde professionnel à partir des équipements existants,
  • apporter une grande flexibilité technique en s’adaptant aux architecture (internalisées ou cloud)
  • apporter une grande flexibilité financière (simple abonnement ou investissement)

L’utilisation de la plateforme technologique ouvre ainsi la porte à un changement de réaction organisationnelle et de gestion des situations de crise dans les domaines de la santé, de la police et de la Défense mais également des sites classés ou des OIV (Opérateur d’Importance Vitale).

« Des processus maîtrisés sur lesquels nous pouvons communiquer en amont de façon positive permettent à chaque personne, au jour de l’alerte, d’être familiarisé avec l’organisation et de se concentrer sur les tâches de son cœur de métier », explique ainsi Caroline Vermont, Directrice adjointe du centre hospitalier de Saint Quentin.

L’innovation numérique en santé portée par les pouvoirs publics

Parce qu’elles permettent de fournir une réponse plus performante aux besoins sanitaires et sociaux, les pouvoirs publics s’emploient à promouvoir l’usage des technologies numériques dans le secteur de la santé. Les prix Blaise Pascal ont notamment été créés pour récompenser des solutions de rupture numérique, utiles à la Santé Publique, fiables et concourant aux économies de ressources publiques.

Créés à l’initiative de Gérard Bapt, président du groupe d’études « Santé et numérique » de l’assemblée nationale, ce dernier se réjouit :

« d’avoir remis le prix « Blaise Pascal »  à l’occasion des journées de l’innovation en santé, organisées par M. Touraine le 23 janvier 2016, à ENOVACOM Surycat, entreprise de la French-tech ».

La solution semble faire l’unanimité puis qu’elle vient de se voir remettre par l’ancien Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, et pour la troisième fois consécutive le Prix de l’innovation au salon de la Sécurité Preventica.

«Les retours d’utilisation des différents centres hospitaliers qui ont mis en oeuvre ENOVACOM Surycat mettent concrètement en avant les services rendus par la plateforme : un gain opérationnel important sur l’organisation et la coordination des acteurs de la crise et au quotidien pour un investissement technique et financier réduit », se réjouit l’équipe d’ENOVACOM Surycat.