MSSanté au CH Paul Martinais de Loches

Une nouvelle étape vers le zéro papier

Au centre hospitalier de Loches, les médecins étaient déjà habitués à utiliser une messagerie sécurisée. Il a donc été facile d’obtenir leur adhésion au projet MSSanté, qui constitue une étape supplémentaire vers la décision stratégique du zéro papier. Pour Bruno Rebouilleau, Responsable Informatique et Sécurité de cet établissement, l’aspect technique a également été facilité par le simple remplacement d’un connecteur ENOVACOM par un autre. Le Centre Hospitalier (CH) de Loches, situé dans le Sud Touraine, est un établissement de quelques 430 lits et places MCO, SSR, psychiatrie, EHPAD et SSIAD. Il a mis en place un système de messagerie sécurisée MSSanté à l’attention de ses praticiens.


Un établissement déjà rompu à la messagerie sécurisée.

Bruno RebouilleauBruno Rebouilleau, titulaire d’un Master en Systèmes d’Information (Université d’Angers / ANAP), qui, en plus de sa fonction au sein de la Direction des systèmes d’information, cumule les missions de référent CNIL, DMP et MSSanté, est à l’origine de cette évolution. « Le CH de Loches était déjà investi dans la sécurisation des messageries médicales depuis 2012, rappelle-t-il. La brique logicielle d’ENOVACOM était très largement utilisée au sein de l’établissement, les praticiens réalisant leurs échanges de courriers électroniques avec Apicrypt. En 2015, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a souhaité que cette configuration évolue vers la MSSanté, nous avons donc enclenché le projet de déploiement. » Cela a nécessité quelques actions de communication auprès des médecins, hospitaliers ou libéraux, et a pu se faire simplement, en interfaçant la nouvelle brique logicielle ENOVACOM Security Messaging.

Des médecins hospitaliers et libéraux très impliqués

 

« Ce projet a tout de suite rencontré l’adhésion des médecins internes à l’hôpital, mais également des praticiens de ville environnants. »

« Nous avons bénéficié du fort soutien du Dr Peigné, Représentant de l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS), qui est très impliqué dans les actions d’ouverture ville-hôpital, poursuit Bruno Rebouilleau. Il est ainsi intervenu dans le groupe projet, de concert avec ses confrères de la Commission Médicale d’Établissement (CME), notamment en faisant sa promotion auprès des médecins de ville, dans une région qui est touchée par la désertification médicale. Je suis moi-même allé rencontrer les médecins de ville afin de les informer sur les tenants et les aboutissants de cette évolution et essayer de convaincre les rares réticents. » Le CH de Loches a pu, dans le cadre de ce projet, bénéficier de l’appui matériel ainsi que de la notification de confiance de l’ASIP Santé.

Une nouvelle étape vers la décision stratégique du zéro papier

Sur le plan technique, la mise en place de la nouvelle interface a d’autre part été facilitée par les compétences des ingénieurs ENOVACOM. [spacer]

« Nous avons pu en effet tirer profit de l’expérience de l’éditeur, qui avait déjà réalisé des paramétrages similaires au sein d’autres établissements de santé. La mise en production s’est avérée, de ce fait, transparente pour nous. »

[spacer] Ce processus tourne désormais sur un régime soutenu. Ce sont en effet quelques 200 comptes rendus qui sont envoyés quotidiennement depuis les services du CH de Loches vers les praticiens du bassin de population. « Cela nous permettra de répondre aux décisions stratégiques de la Direction de l’établissement qui espèrent la suppression du papier dans un proche avenir, Remarque Bruno Rebouilleau. Sans compter le gain de temps que ces nouvelles pratiques engendrent. » Les retours des utilisateurs sont, au final, très positifs. En mettant de côté leur culture Apicrypt, la majorité des médecins de l’hôpital a parfaitement intégré le passage à la MSSanté. Si bien que les comptes rendus provenant du CH de Loches arrivent à leurs destinataires, sinon dans la journée, du moins le lendemain de l’acte qu’ils décrivent. « Il arrive même que le compte rendu arrive à destination avant la sortie patient ! » conclut-il. Une avancée certaine pour la continuité de la prise en charge des patients.