Une MSSanté à vocation applicative et organisationnelle

Le CHU de Bordeaux emploie quelques 2 400 médecins, parmi lesquels 600 attachés ainsi que 650 internes et 3 500 infirmiers et aides-soignants, pour un total de 14 500 agents. On comprend dès lors que la dématérialisation de la diffusion des comptes rendus émanant d’une structure aussi imposante fasse partie de ses préoccupations majeures.

 


Des enjeux économiques et organisationnels

 

CHU Bordeaux

Serge Royer : Un projet de mise en place de la MSSanté y a été initié à l’été 2015. Les enjeux de cette évolution, pour le CHU de Bordeaux étaient à la fois économiques et organisationnels. « La production et l’expédition d’un compte-rendu d’examen ou de sortie d’hospitalisation sous format papier coûte en moyenne 2€ par document, déclare Serge Royer. Alors que sous format électronique, elle est évaluée à quelques centimes. D’autre part, ces comptes-rendus arrivent souvent à leur destinataire au bout de 5 jours. Sans parler des documents envoyés à nos établissements partenaires dans les DOM-TOM, pour lesquels c’est environ 3 semaines. » Grâce à l’utilisation de la MSSanté, l’expédition de ce type de document sera instantanée, optimisant ainsi de manière significative les processus.

 

« La production et l’expédition d’un compte-rendu d’examen ou de sortie d’hospitalisation sous format papier coûte en moyenne 2€ par document. Alors que sous format électronique, elle est évaluée à quelques centimes. »

 

Impliquer un maximum de praticiens au niveau régional

S.R. : Sollicité par l’ASIP Santé pour améliorer les pratiques dans ce domaine, l’établissement n’a eu besoin que de trois mois pour mettre en place la MSSanté. « Après trois mois et quelques ajustements techniques, nous avons démarré une phase pilote opérationnelle pour les comptes-rendus de laboratoire, poursuit Serge Royer. Nous avons travaillé avec Télésanté Aquitaine afin d’impliquer un maximum de praticiens au sein des autres structures hospitalières ou dans leurs cabinets de ville. On essaie de monter des partenariats avec ces structures afin d’être le plus réactifs possible. L’écueil majeur, sur ce type de projet, c’est d’être confronté à des adresses personnelles de praticiens qui ne rentrent pas dans le cadre sécurisé de la MSSanté, ou pire, de rencontrer des doublons. »

Une boîte applicative et une boîte organisationnelle

S.R. : Pour mener à bien ce projet, Serge Royer s’est entouré d’un comité technique composé de personnes de la DSI, mais surtout de professionnels de santé et de secrétaires. Une cellule de gestion de la relation client a également été mise en place afin de communiquer, au sein du CHU, sur les objectifs et les étapes clés du projet. Un Comité de pilotage, présidé par le Directeur-adjoint, faisait également intervenir les responsables de la CME ou des affaires financières notamment. « Tout le monde doit être impliqué au sein du CHU, remarque-t-il. Car à terme, tous les acteurs du soin et de la production de comptes-rendus utiliseront une boite aux lettres applicative. D’autre part, les échanges entre professionnels, sous couvert d’un RPPS ou d’une habilitation pour les secrétaires par exemple, se feront via une boite aux lettres organisationnelle. Le risque réside toutefois dans l’utilisation de boites personnelles par les médecins hospitaliers, même sécurisées, à l’extérieur de l’hôpital. »

Un projet impliquant, à terme, quelques 110 000 acteurs

S.R. : Pour mener à bien ce projet et assurer un déploiement efficient, le CHU de Bordeaux a pu compter sur l’expérience et la disponibilité des intervenants Enovacom. Déjà partenaire de l’établissement depuis longtemps, l’éditeur a donc évolué en pays de connaissance, proposant un suivi constant du projet et participant activement aux ajustements nécessaires pour l’adaptation de la MSSanté à l’environnement et aux habitudes bordelaises. « Nous connaissons bien les gens d’Enovacom, ce sont des partenaires sur lesquels on peut compter, tant en cours de déploiement que lors de la mise en production, conclut Serge Royer. Lorsque l’on a une question d’ordre technique ou organisationnelle, ils nous font part de leur réponse très rapidement et ont toujours une solution à proposer pour résoudre nos problèmes. C’est rassurant, surtout pour ce type de projet qui va impliquer près de 110 000 acteurs, hospitaliers et extérieurs au CHU et qui, à terme, gérera la diffusion de quelques milliers de comptes-rendus et de messages par jour. »

A téléchargerLivret sur la messagerie sécurisée de santé .PDF – 22 pages

A téléchargerMSSanté : Partager l’information en toute sécurité Vidéo en replay

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