Le GCS Martinique connecte les appareils de monitoring dans les services de Maternité

La mise en place d’ENOVACOM Patient Connect au sein du GCS SIS de Martinique

Les maternités de Martinique peuvent désormais bénéficier d’une plateforme mutualisée pour collecter les données vitales issues des appareils de monitoring foetal et maternel. Yvon Marie-Sainte, Directeur du GCS SIS – Groupement de Coopération Sanitaire & Systèmes d’Information de Santé Martinique – nous explique comment, avec ENOVACOM Patient Connect, cette plateforme peut enregistrer de façon exhaustive l’ensemble des événements et des mesures liés à la prise en charge de la néonatalité et de l’obstétrique.

Quels sont les projets initiés actuellement par le GCS SIS de Martinique ?

Yvon Marie-Sainte : Nous travaillons en ce moment sur la mise en oeuvre d’une plateforme mutualisée pour exploiter les informations patient issues des appareils biomédicaux. Le GCS concerne l’ensemble des structures publiques comme le CHU de Martinique, mais aussi les établissements privés comme la Clinique Saint Paul ou les maisons de santé. Au total, nous avons quatorze adhérents que nous accompagnons dans l’utilisation des outils numériques et dans la prise en compte des nouvelles technologies et de la e-santé notamment. Nous nous attachons également à les aider à intégrer le changement autour de ces nouveaux outils.

Quel est le périmètre actuel de cette plateforme qui permet d’exploiter les données patient ?

Y.M-S. : Nous avons eu une première demande des hôpitaux : créer un dossier régional d’obstétrique. Il s’agit d’y intégrer et d’archiver les signes vitaux des nouveaux-nés et de leurs mères provenant des appareils de mesure biomédicaux. Le premier objectif est donc de mutualiser toutes ces informations liées à ce dossier d’obstétrique, conformément à la demande des établissements, mais aussi du réseau périnatalité et de l’Agence Régionale de Santé (ARS), de pouvoir centraliser les informations liées à la néonatalité et au suivi des prises en charge en obstétrique. Nous projetons, dans un deuxième temps, d’étendre la plateforme à d’autres spécialités, selon les demandes des professionnels de santé.

« ENOVACOM Patient Connect a l’avantage d’être entièrement interopérable avec toutes sortes de dispositifs biomédicaux et logiciels de santé. »

Comment cela se matérialise-t-il en pratique ?

Y.M-S. : Nous avons choisi d’acquérir la solution ENOVACOM Patient Connect. Elle a l’avantage, tout d’abord, d’être entièrement interopérable avec toutes sortes de dispositifs biomédicaux et logiciels de santé. Elle ne nécessite, ensuite, pas d’investissement matériel car il s’agit d’un outil exclusivement logiciel, ce qui en simplifie la mise en oeuvre. En pratique, les appareils de monitoring sont connectés à ENOVACOM Patient Connect et lui envoient les courbes de tracés foetaux, les battements cardiaques des bébés in utero, ainsi que le suivi des contractions de la mère. Ces signes vitaux sont par la suite intégrés au dossier médical d’obstétrique.

« Auparavant, les données issues des monitorings étaient retranscrites sur des documents papier dont le contenu se dégradait très vite. On gagne aujourd’hui en accessibilité, mais aussi en qualité de l’information. »

Quels sont les personnels hospitaliers qui utilisent le plus souvent la plateforme ?

Y.M-S. : Ce sont essentiellement les sages-femmes. Depuis la salle de travail de la maternité, elles branchent la patiente aux appareils de monitoring qui sont automatiquement connectés à ENOVACOM Patient Connect. Ainsi, l’intégralité des données est intégrée au dossier médical, composante de la plateforme régionale, où est construit et alimenté le partogramme, qui retranscrit le suivi de l’accouchement. Ainsi, nous avons à disposition un dossier exhaustif, qui peut servir en cas de nouvelle hospitalisation ou en cas de contestation par exemple. Auparavant, les données issues des monitorings étaient retranscrites sur des documents papier dont le contenu se dégradait très vite. On gagne donc en accessibilité, mais aussi en qualité de l’information.

Quelles sont les maternités de l’île qui sont équipées de ce dispositif ?

Y.M-S. : Aujourd’hui, c’est la Clinique Saint Paul, à Fort-de-France, qui l’utilise en routine. Mais le projet s’étendra, à terme, aux autres maternités de Martinique. Et, selon les demandes, d’autres spécialités pourront être concernées. Par exemple, la prise en charge des dossiers d’anesthésie par notre plateforme, une spécialité dont la pratique est très liée aux appareils biomédicaux, semble tout à fait cohérente.