Le GHICL centralise les alarmes pour avertir rapidement le bon professionnel de santé, au bon moment

Gérer les alarmes pour avertir au bon moment, le bon professionnel de santé

La gestion des alarmes ne peut plus se satisfaire d’un processus artisanal dans les établissements de santé. François Boulhol, coordinateur du système d’information au GHICL, revient pour nous sur les apports de la solution Enovacom Surycat pour la centralisation et le report des alarmes, la transmission simple des informations vers le professionnel adéquat, ainsi que la traçabilité des échanges à tous les niveaux.

Le Groupe des Hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille (GHICL) est un ensemble universitaire d’hôpitaux, de clinique et de services médico-sociaux, d’inspiration catholique de gestion privée à but non lucratif participant pleinement au service public de santé et assurant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique, pédiatrie, psychiatrie.

La gestion artisanale des alertes critiques n’est plus pertinente dans les établissements de santé

Dans le cadre d’un appel d’offre destiné au renouvellement de son système de téléphonie en 2013, Orange proposa d’inclure dans son offre la solution de gestion des alarmes critiques d’Enovacom, nommée Surycat. Cela répondait à une vraie problématique pour cette structure. « Notre dispositif de workflow des alertes était artisanal », souligne François Boulhol. Lorsqu’une alarme d’urgence vitale était déclarée, il fallait donner un coup de téléphone à plusieurs personnes sans que ces appels soient tracés. Les appels des malades étaient diffusés dans les salles de soins et n’étaient pas prises en compte si les infirmières étaient occupées dans les chambres. Pour les alertes techniques enfin, c’est le PC sécurité qui recevait les informations et les actions étaient enclenchées avec une certaine inertie. »

« Pour les urgences vitales, un numéro unique renvoie l’interlocuteur au standard où, via un portail dédié, les informations de base sont renseignées. Le système appelle alors automatiquement un urgentiste, un cardiologue et un réanimateur, voire un pédiatre s’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent, qui, s’ils sont déjà en communication, voient leur liaison coupée pour donner la priorité à l’urgence vitale »

Un seul appel pour avertir plusieurs praticiens d’une urgence vitale

Depuis qu’Enovacom Surycat est en production au GHICL, les alertes et avertissements sont diffusés en temps réel. Cette solution centralise l’ensemble des appels d’urgences et dispatche l’information à des acteurs clairement identifiés pour chaque type d’alerte, avec une traçabilité automatique de tous les messages envoyés. C’est ainsi que 80 soignants et 30 agents techniques sont équipés de DECT (téléphone mobile d’entreprise) connectés au central. « Surycat nous permet, lors du paramétrage de la solution, de créer des scénarios selon le type d’alarme, poursuit François Boulhol. Pour les urgences vitales, un numéro unique renvoie l’interlocuteur au standard où, via un portail dédié, les informations de base sont renseignées. Le système appelle alors automatiquement un urgentiste, un cardiologue et un réanimateur, voire un pédiatre s’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent, qui, s’ils sont déjà en communication, voient leur liaison coupée pour donner la priorité à l’urgence vitale« . Un message avec les informations de base s’affiche, en outre, sur leur téléphone (service concerné, étage, etc.).

Centralisation des alarmes et traçabilité à tous les niveaux

Mais d’autres domaines sont concernés par ce système. Ainsi, lorsqu’un qu’un résident a besoin d’assistance, le soir ou le weekend, son appel de chambre est transmis directement sur le téléphone de l’infirmière de garde. De la même manière, lorsqu’un visiteur se présente à l’entrée de l’EHPAD la nuit, celle-ci peut interagir avec lui, l’interphone étant directement relié à son DECT. Concernant les DATI/PTI (Protection Travailleur Isolé), si un agent fait une chute ou est victime d’une agression, l’alerte est directement envoyée au PC sécurité du site. Couplé au logiciel Open Mobility, l’appel est également localisé pour une intervention rapide.

Pour les alertes techniques également, dans le cas d’une panne d’ascenseur, de ventilation ou un défaut électrique, une alerte est déclenchée et automatiquement transmise au bon agent technique. « Cette centralisation des alertes, ainsi que leur traçabilité, sécurise notre processus et accroit la réactivité, précise François Boulhol. Fin 2018, nous avons renforcé la sécurisation de ce système critique en mettant en place  une architecture de haute disponibilité sous la forme de deux solutions similaires redondantes, l’une maître, l’autre esclave afin de pallier tout dysfonctionnement. »

Une impulsion différente transmise par le système selon le type de risque

En pratique, Enovacom Surycat est une passerelle intelligente de transmission des alarmes critiques vers les téléphones. Tous les équipements sont ainsi branchés en réseau, la solution transmettant une impulsion différente selon le type de risque auquel nous avons à faire. « Ce système est très apprécié des professionnels, conclut François Boulhol. Il facilite la vie des personnels soignants, leur fait gagner du temps et les rendent plus réactifs dans la prise en charge des patients. De même, la traçabilité des appels assurent une continuité des actions urgentes au sein de nos cinq établissements. Nous allons d’ailleurs, bientôt, élargir le processus à l’organisation du Plan Blanc ainsi que pour les scénarios Vigipirate. »

Au final, l’installation de Surycat, au demeurant rapide à installer et à initier pour les personnels, s’avère un véritable outil de sécurisation des processus urgents dans les établissements de santé. Les gestionnaires du système d’information du GHICL soulignent, de plus, la disponibilité et la réactivité des intervenants Enovacom, qui peuvent prendre la main, le plus souvent, à distance sur le système et apporter des réponses rapides à  toute question technique ou à d’éventuels dysfonctionnements.