Avec ENOVACOM Suite, le projet DMP reste avant tout organisationnel

Sélectionné parmi les 33 établissements pour participer au projet DMP, le CH de Châlons en Champagne a su faire de cette expérience un réel succès : plus de 3300 DMP créés à ce jour. Histoire d’un projet réussi, avec Jean Charles Verrière, directeur des Systèmes d’Information et de l’Organisation.

L’Avis de l’Utilisateur

Jean Charles Verrière, Directeur des Systèmes d’Information et de l’Organisation

Jean-Charles-VerrierePour le Centre Hospitalier de Chalons en Champagne, le projet DMP a débuté fin 2011. Le but ? S’intégrer dans un projet permettant de dynamiser la communication entre la médecine de ville et l’hôpital.
« Nous avons vu le DMP comme un réel outil de coordination médical. Au départ, ce projet était une sorte de nébuleuse dans laquelle nous faisions partie des premiers à nous lancer ! Mais, grâce à l’accompagnement de L’ASIP Santé et grâce aux échanges avec les autres établissements de la région également embarqués dans cette aventure, nous avons pu, au fil du temps, appréhender cet outil. » explique Jean-Charles Verrière.

Première phase :

Être en capacité technique de créer et d’alimenter le DMP.
« Dès le départ notre objectif a été d’être en mesure d’alimenter la majorité des DMP que nous allions créer : hors de question de faire de la pure « production » en laissant les DMP vides. Il s’agit là d’un réel outil que nous pouvons utiliser intelligemment. »

Sur l’aspect technique, l’établissement a choisi d’alimenter le serveur national du DMP avec la solution ENOVACOM Suite V2. « Faire appel à ENOVACOM a été évident pour nous : nous utilisions déjà ENOVACOM Suite V2 depuis quelques années pour nos échanges extérieurs dans le cadre de l’activité du laboratoire, et nous connaissions l’équipe. D’un point de vue technique, la solution ENOVACOM Suite V2 est performante, et nous pouvons compter sur les chefs de projets quelle que soit la nature de l’intervention. Et puis, il ne faut oublier qu’Enovacom fait partie des éditeurs qui ont participé à la phase d’amorçage du DMP, c’est-à-dire la toute première phase expérimental du DMP dans les établissements ».

Le Dossier Patient Informatisé de l’établissement n’est pas un DMP compatible. L’établissement s’appuie sur ENOVACOM Suite V2 homologué DMP compatible en création et en alimentation depuis février 2011. Véritable bus applicatif (EAI / EDI) qui assure les échanges avec les partenaires extérieurs de l’hôpital et les échanges inter-applicatifs au sein du SIH, ENOVACOM Suite V2 offre les fonctionnalités nécessaires pour répondre au projet DMP. « Un bus applicatif était pour nous incontournable », précise Jean-Charles Verrière.

ENOVACOM Suite V2 récupère les métadonnées du dossier patient, effectue une transformation de ces données au format attendu (CDA) pour les envoyer par protocole sécurisé (HTTPS) vers le DMP. Au travers de sa console de supervision, il est ensuite possible de tracer de nombreuses informations et de rejouer les envois vers le DMP indépendamment du DPI. Le tableau de bord permet de connaître le nombre de DMP créés, alimentés, la nature des documents envoyés… De nombreuses autres fonctionnalités sont disponibles.

« La facilité de mise en œuvre de la partie technique apportée par ENOVACOM Suite V2 nous a permis de nous concentrer sur la partie organisationnelle. » conclut Jean Charles Verrière.

Seconde phase : une réalité organisationnelle.

Le grand bouleversement pour les praticiens est le fait que le patient puisse prendre connaissance des pièces médicales qu’ils déposent dans son DMP : cet accès quasi immédiat et systématique peut changer le niveau d’implication du patient dans sa prise en charge.

Le Centre Hospitalier a ainsi fait appel à l’ensemble des futurs usagers pour définir comment, quand, où, par qui, informer le patient, recueillir son autorisation, créer son DMP, mais également quels types de documents pouvaient être envoyés vers le DMP.
« Il était nécessaire de faire participer l’ensemble des chefs de pôle de l’hôpital pour ce projet. Dès le départ, nous avons choisi de réunir le comité de pilotage a minima une fois par mois pour mener ce projet qui nécessite, par son côté expérimental, une adaptation et une réactivité importantes. » Pour mieux connaître le point de vue des patients et des médecins de ville, une ancienne représentante des usagers ainsi qu’un médecin traitant participent également à ces réunions.

Et maintenant ?

L’établissement a rempli sa mission, à savoir à se mettre en capacité technique et organisationnelle de créer et d’alimenter les DMP de ses patients : depuis janvier 2012, plus de 3300 DMP ont été créés. L’alimentation de ces dossiers a débuté depuis 4 mois, et déjà plus de 1000 dossiers ont été complétés par 2000 différents documents médicaux (comptes-rendus opératoires, d’hospitalisation, de consultation, résultats d’analyses de laboratoire…).

« Aujourd’hui notre stratégie est désormais de poursuivre le projet DMP en se concentrant sur sa véritable valeur ajoutée : faciliter la coordination des soins pour les patients chroniques. Pour cela nous avons choisis une approche par filière, en l’occurrence la filière diabète. »

Dans cette démarche, l’établissement s’appuie sur la maîtrise d’ouvrage régionale (SISCA, Systèmes d’Information de Santé en Champagne Ardennes) qui a été retenue dans la cadre du projet DMP en région.