DSI et ingénieur biomédical: une nouvelle collaboration à imaginer

Direction Informatique et Ingénierie Biomédicale : une nouvelle collaboration à venir

INTRODUCTION

L’informatisation galopante des dispositifs biomédicaux favorise le rapprochement des compétences des DSI et des ingénieurs biomédicaux. Il devient essentiel, dès lors, que ces professionnels travaillent en collaboration afin de créer une synergie pour assurer une bonne gestion des données de Santé en établissement hospitalier. Les schémas directeurs devront ainsi, dans un futur proche, définir les nouvelles prérogatives des uns et des autres pour optimiser leur coordination.

Le paysage de l’ingénierie biomédicale change significativement depuis quelques années sous l’effet des progrès technologiques. Des évolutions se font jour en termes de spécialisation des appareillages, demandant des compétences scientifiques accrues pour les ingénieurs biomédicaux (IBM), mais surtout en terme de connectivité des modalités que ces derniers doivent gérer.

LES COMPETENCES DES DSI ET DES IBM SE RAPPROCHENT

La plupart de ces appareillages font désormais l’objet de fonctionnalités favorisant la diffusion instantanée des données de Santé vers les médecins prescripteurs ou dans les dossiers informatisés des patients.

Les ingénieurs biomédicaux et les Directeurs des systèmes d’information (DSI), qui évoluaient auparavant dans deux mondes séparés voient leurs compétences se confondre désormais et les prérogatives des uns entrer dans le giron des autres. Cette tendance fait apparaître une nouvelle organisation entre les services.

DE NOUVELLES PREROGATIVES POUR LES INGENIEURS BIOMEDICAUX GHT

Les évolutions de l’organisation des établissements de Santé, dans un contexte de développement des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), engendrent, de plus, des actions de mutualisation d’activités pour les fonctions administratives. C’est le cas notamment dans les domaines des achats et des systèmes d’information, deux compétences faisant désormais partie des prérogatives des IBM. Une réflexion s’engage ainsi dans les GHT pour redéfinir le positionnement de ces professionnels, avec souvent pour objectif de créer une fonction d’Ingénieur biomédical de territoire, comme c’est le cas au Centre Hospitalier de Châlons-sur Saône. On pourrait ainsi assister à une extension de leur périmètre opérationnel.

CREER UNE SYNERGIE FAVORISANT UNE BONNE GESTION DES DONNEES DE SANTE

Les IBM et les DSI sont toutefois appelés à se rapprocher et à coopérer, afin de créer une synergie favorisant une bonne gestion des données de Santé des patients hospitalisés. Les systèmes d’information se complexifient, notamment par rapport à l’informatisation généralisée des dispositifs biomédicaux et les DSI se doivent d’acquérir de nouvelles compétences sur les fonctionnalités de ces appareillages. L’objectif ? Assurer une bonne gestion des processus de connectivité qui leurs sont attachés et de l’interopérabilité qu’ils doivent satisfaire. L’IBM, quant à lui, peut faire valoir son expertise en termes de choix de maintenance et de négociations pour l’achat des dispositifs. Et d’autre part, comme le disait Marc Pommier, Président de l’AFIB dans une interview récente, l’IBM est désormais capable de gérer les logiciels de fonctionnement et les modules de connectivité des dispositifs.

L’objectif ? Assurer une bonne gestion des processus de connectivité qui leurs sont attachés et de l’interopérabilité qu’ils doivent satisfaire. L’IBM, quant à lui, peut faire valoir son expertise en termes de choix de maintenance et de négociations pour l’achat des dispositifs. Et d’autre part, comme le disait Marc Pommier, Président de l’AFIB dans une interview récente, l’IBM est désormais capable de gérer les logiciels de fonctionnement et les modules de connectivité des dispositifs.

Les IBM et les DSI sont appelés à travailler de façon collaborative

UN NOUVEAU THEME A EVOQUER LORS DE L’ELABORATION DES SCHEMAS DIRECTEURS

En conséquence, les IBM et les DSI sont appelés à travailler de façon collaborative, en trouvant une organisation construite selon les compétences de chacun. Il restera toutefois des contraintes à affronter, notamment dans le domaine financier. Les budgets des uns et des autres sont en effet toujours indépendants et les volumes  de fonds mobilisés très différents. Ce rapprochement sera également sujet à discussions en termes de gouvernance. Quel budget sera concerné ? Qui gèrera les risques ? Quel acteur endossera la responsabilité de telle ou telle activité ? Les schémas directeurs que les établissements élaboreront dans un futur proche devraient aborder très certainement aborder ce thème.

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