Les clés de la réussite d’un Plan Blanc

Les clés de la réussite d’un Plan blanc

Le plan blanc d’établissement, destiné à prendre en charge les victimes de pandémies, d’accidents graves ou d’attentats, comprend toute une suite de critères à respecter pour acheminer rapidement les patients vers les services de soins concernés, identifier les professionnels à mobiliser ou organiser les ressources avec efficience. Mais tous ces processus nécessitent de faire appel à une solution logicielle, assurant notamment la communication et l’analyse des forces disponibles pour être pleinement efficaces.

Pour faire face à un éventuel afflux massif de patients dans les établissements de santé, ces derniers sont contraints de constituer et d’organiser un dispositif, appelé Plan Blanc, permettant de les prendre en charge en un minimum de temps.

Faire face à des épisodes de pandémie, d’accident grave ou d’attentat

Le Code de Santé publique les y oblige désormais, par l’intermédiaire des articles L3131-7 et R3131-4, le Plan blanc d’établissement devant favoriser la mobilisation immédiate des « moyens de toute nature dont il dispose en cas d’afflux de patients ou de victimes ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle« . Il s’agit ainsi de gérer des épisodes de pandémie, d’accidents de gravité exceptionnelle ou d’attentats notamment. Suite aux événements du 13 novembre 2015 à Paris par exemple, le Plan blanc qui avait été déclenché avait très bien fonctionné et avait mobilisé nombre de professionnels de santé qui n’étaient pas en poste au moment des faits.

Identifier les services à mobiliser en priorité pour faire face à un afflux massif de patients

Quels sont les ingrédients susceptibles de favoriser la réussite d’un tel processus ? Il faut tout d’abord instituer une cellule de crise qui aura en charge son déclenchement, liée aux directions générale, médicale et paramédicale de chaque établissement de santé. Il est essentiel, ensuite, de déterminer les services qui seront concernés par le dispositif, en général les unités d’urgences, bien évidemment, mais également de soins intensif, de médecine interne, de chirurgie, ainsi que les services médico-techniques tels que le bloc opératoire, l’imagerie médicale ou le laboratoire. Chacun de ces services doit, par ailleurs, entreposer dans un endroit spécifique toutes sortes de matériels médicaux dédiés au Plan blanc et accessibles à tout moment.

Définir un itinéraire spécifique pour un acheminement rapide des victimes

La bonne circulation des patients urgents au sein de l’établissement est également un critère de réussite majeur. Un itinéraire d’acheminement doit être réalisé, depuis l’extérieur de l’hôpital vers les services concernés. Ce corridor, qui doit être assez large pour y faire passer des patients alités et assez peu fréquenté par les autres patients ou les visiteurs pour un acheminement rapide des victimes, passe souvent dans les sous-sols des établissements de santé. Si ce processus mobilise une partie du personnel de l’hôpital, il ne doit toutefois pas pénaliser les activités courantes et une coordination territoriale doit se mettre en place pour assurer les moyens humains et techniques pour la prise en charge d’un nombre exceptionnel de patients.

La réussite du Plan blanc dépend enfin de l’identification des professionnels qui prendront en charge ces victimes en premier rideau, que sont les personnels de garde ou d’astreinte en général, et disposer d’un outil de communication dédié pour le rappel des autres professionnels de Santé.

Une solution logicielle permettant d’utiliser les bons canaux d’alerte et d’organiser les ressources avec efficience

Des solutions logicielles peuvent ainsi être mises en place pour, d’un part, créer des scénarios en fonction de la nature de l’urgence à laquelle il faut faire face, identifier les groupes de professionnels à mobiliser et utiliser les bons canaux et médias à partir desquels ils pourront être alertés afin qu’ils soient opérationnels très rapidement. La solution la plus efficiente doit absolument s’appuyer sur un annuaire des personnels synchrone avec le logiciel RH de l’établissement pour une mise à jour automatique des compétences et des informations de contact de ces professionnels. Cet outil doit être à la fois flexible et élaboré, en proposant à la cellule de crise des scénarios à partir desquels les bonnes personnes seront rappelées en fonction de la nature de l’alerte. Il doit comporter enfin des fonctionnalités analytiques pour un suivi en temps réel de leur présence sur site.

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