Un entrepôt de données, c’est quoi exactement ?

Le stockage et le partage des données de santé au sein d’un territoire nécessitent la mise en place d’un entrepôt de données.

Celui-ci répond, en termes de volumes et de rapidité, aux besoins et est capable de traiter tous types de documents et de codages, et de s’ouvrir à la recherche. Il représente une solution économique pour les établissements et qualitative pour la prise en charge des patients.

L’organisation sanitaire est axée désormais sur le parcours du patient au sein de son territoire. Dans cette optique, l’ensemble des professionnels de Santé qui gravitent autour de lui doivent collaborer et l’idée d’un entrepôt neutre constitue dès lors une véritable approche innovante. Mais quelles sont ses caractéristiques majeures ?

Un entrepôt de données répondant aux besoins en termes de volume et de vitesse

Un entrepôt de données est composé de deux fonctionnalités principales. La première, appelée Registry, sert à indexer les documents, pour une identification plus rapide et plus efficace en stockant les métadonnées des informations qu’il reçoit.  La seconde, le Repository, recueille les données brutes des documents selon une technologie big data. Car le volume de données que chaque patient génère désormais nécessite des architectures adéquates. Lorsque les professionnels ne conservaient que les comptes rendus d’examens, les images radiologiques ou les bilans biologiques, ce problème ne se posait pas. Aujourd’hui, vingt lits d’urgences génèrent, à raison de 16 constantes enregistrées toutes les 5 secondes, quelques trois milliards de mesures par an, d’où la nécessité, à l’échelle régionale, de changer de niveau. Et les caractéristiques des entrepôts de données modernes répondent, en termes de volume mais aussi de vitesse, à cette contrainte.

 

Un outil capable de traiter tous types de documents et tous types de codes

Il est en effet suffisamment sophistiqué pour stocker et utiliser les données dans le cadre du parcours de soins d’une population, mais également de les mettre à disposition de la recherche, notamment avec des solutions d’intelligence artificielle. Un entrepôt est donc capable de traiter tous types de codes documentaires, que l’on exploite avec des API normées HL7 FHIR simplifiant le travail des développeurs et des éditeurs qui produisent des solutions conçues pour exploiter ces données.

 

Une solution unique au service du territoire

Pour assurer un stockage pertinent, elle doit être extrêmement normée et ouverte pour pouvoir traiter les informations issues de logiciels tiers, solutions médicales, DPI, logiciels métiers de radiologie ou de biologie, dossier spécialité, solutions médico-économiques etc., dans une approche open data. On pourrait alors penser que le DMP pourrait entrer en concurrence avec l’entrepôt de données. Mais ce dernier n’a, en fait, pas vocation à stocker tous ces types de fichiers, notamment les données biomédicales, génomiques, médico-économiques ou les prescriptions.

 

La logique de l’entrepôt de données est donc motivée par la mutualisation des informations du patient. Il apporte aux GHT et, par extension, aux acteurs du territoire, des économies fortes et apporte au patient une meilleure qualité de prise en charge, en réduisant considérablement la duplication des examens et en lui procurant une source unique pour son parcours de soins. Il peut s’ouvrir, enfin, à la recherche et à l’intelligence artificielle.