Interview : Le P’tit Biomed

Pouvez-vous décrire l’association en quelques mots, (date de création, son objectif, ses dernières évolutions, le nombre de ses membres,…)

Maureen Boissier, première designeur du Ptit Biomed, disait dans l’édition 2017 : « Le Ptit Biomed restera toujours Ptit par son nom, mais il est grand par son ambition ».

Le projet a vu le jour en 2011 avec Marine Arnaud, alors étudiante ingénieur à Polytech Lyon. L’objectif était simple : rédiger un petit ouvrage retraçant les journées AFIB (Association Française des Ingénieurs Biomédicaux), destiné à la fois aux étudiants et aux professionnels biomédicaux. Bien que l’âme du projet reste aujourd’hui la même, il évolue et prend de l’ampleur.
Ainsi, Le Ptit Biomed, c’est désormais une marque déposée qui assure aussi depuis 2 ans, la rédaction du magazine de la Paris Healthcare Week (PHW) : congrès annuel se déroulant à Paris.
Le Ptit Biomed, c’est aussi son équipe. Cette année, nous sommes 6 étudiants ingénieurs en génie biomédical à Polytech Lyon. Nous sommes motivés, ambitieux et prêts à répondre à vos questions !

Le Ptit Biomed c’est depuis 2011, un super projet, 6 étudiants ingénieurs, 11 entreprises partenaires et près de 800 professionnels biomédicaux fans !

Qu’est ce que le Ptit Bio selon vous ?

Le Ptit Biomed c’est depuis 2011, un super projet, 6 étudiants ingénieurs, 11 entreprises partenaires et près de 800 professionnels biomédicaux fans !

Il est pour nous un réel projet professionnalisant, nous permettant d’appréhender le secteur biomédical au delà de la théorie. Nous découvrons à la fois les entreprises leaders du domaine et leurs produits mais aussi les jeunes start-ups aux idées toujours plus novatrices. Participer aux journées AFIB et à la PHW est un moyen idéal de faire de la veille technologique, sanitaire et législative. En tant que futurs ingénieurs biomédicaux, c’est une véritable chance pour nous. Une chance que nous tenons à partager en diffusant le Ptit Biomed partout en France mais aussi en Suisse, au Luxembourg, au Canada, au Sénégal ou encore aux DOM-TOM!

Quelles sont vos actualités ? (du point de votre pôle)

Nous sommes désolés, mais c’est confidentiel…

Plus sérieusement, nous sommes en pleine préparation pour la Paris Healthcare Week. C’est un projet qui demande beaucoup d’organisation et nous remercions notre chère coordinatrice Ségolène Mermin sans qui nous n’irons pas plus loin que Lyon ! Chaque membre de l’équipe est responsable d’un poste précis : comme je le disais, Ségolène est la coordinatrice du projet, Nina-Lee Bardet est chargée de la communication avec notamment une campagne de newsletters, Julie Sicre est la responsable rédaction et s’occupe de rédiger les roadbooks qui seront essentiels afin de couvrir l’ensemble des journées de congrès, puis nous avons Quentin Schlitter qui s’occupe de toute la partie logistique du projet en passant de la réservation de billets à la commande des goodies à vous offrir. Et enfin Dorian Raguenes et Chloé  Richard démarchent de nouvelles entreprises et entretiennent les relations avec celles qui nous font déjà confiance.

Enfin, nous travaillons sur un gros projet de digitalisation du Ptit Biomed. Pour ses 10 bougies, le Ptit Biomed se voudra de façon numérique et pratique.

 Nous tendons vers une médecine de plus en plus prédictive et préventive, non plus curative. L’objectif n’étant plus le même, les machines se doivent d’être repensées. 

Chaque année Le Ptit Bio participe à l’AFIB, comment voyez-vous évoluer le marché des dispositifs biomédicaux ? (évolution des technologies, connexion des DM facilités..)

Il est important de préciser que chaque année, ce sont des équipes différentes qui participent aux journées AFIB. Nous avons néanmoins la chance de découvrir les nouveaux dispositifs biomédicaux du marché via les Ateliers Biomédicaux qui est un autre projet de l’APLEB : l’Association de Polytech Lyon des Elèves ingénieurs Biomédicaux. Brièvement, le projet a pour ambition de favoriser la rencontre entre les étudiants de Polytech Lyon qui désirent s’investir dans le domaine de la santé et les professionnels et entreprises du secteur biomédical. Nous sommes ainsi amenés à visiter les entreprises, à découvrir leurs produits et leurs technologies.

Le marché du biomédical est en pleine expansion, les dispositifs médicaux sont de plus en plus performants et se doivent de l’être du fait des réglementations de plus en plus restrictives. Nous tendons vers une médecine de plus en plus prédictive et préventive, non plus curative. L’objectif n’étant plus le même, les machines se doivent d’être repensées. Repenser pour de meilleurs diagnostics, pour de meilleurs dépistages et traitements. Les entreprises n’hésitent alors pas à innover. L’ère étant au Big Data et à l’Intelligence Artificielle, de nombreux dispositifs conçus à partir de ces technologies sont à l’étude.

Quels sont les avantages pour vous d’avoir les appareils biomédicaux connectés directement aux dossiers de soins (du point de vue d’un futur ingénieur biomédical) ?

La loi HPST de 2009 s’inscrit vers une médecine des 4P (Prédictive, Personnalisée, Participative et Préventive) visant à remettre le patient au coeur du parcours hospitalier. Des dispositifs biomédicaux connectés directement aux dossiers patients permettraient un suivi personnalisé, du diagnostic au traitement. On tend alors à une fluidification et donc à une amélioration du parcours patient grâce à l’optimisation des échanges de données, entre les dispositifs et les professionnels de santé. Un examen pourra ainsi être interprété par différents praticiens, limitant les erreurs de diagnostic. Par ce biais, le dossier de soins du patient sera enrichi par les examens et résultats passés, constituant un historique facilitant le suivi du patient en dehors du parcours hospitalier.

Tout semble idéal, mais qu’en est-il de la sécurisation et de la confidentialité des données de santé ? Qui aura le droit de les consulter ? Existera-t-il une traçabilité afin de savoir qui le regarde et quand ? Ces données sont-elles vouées à être archivées, supprimées après un certain temps donné ? Peut-on avoir confiance au stockage des données ?

Toutes ces questions font aujourd’hui débat et sont au coeur des préoccupations. L’une de nos missions en tant qu’ingénieurs sera d’essayer d’y répondre !

Quels sont les liens que le Ptit Bio entretient avec ses entreprises partenaires ? Quels sont les avantages liées à ces collaborations ?

Le Ptit Biomed ne serait rien sans ses partenaires. Nous attachons donc une très grande importance à ces collaborations. Les anciens partenaires, que l’on appelle les partenaires historiques ont su nous faire confiance dès le début et la création même de l’association repose sur un partenariat : celui avec l’AFIB. Les nouvelles collaborations quant à elles, sont le signe que Le Ptit Biomed continu de séduire. Concrètement, travailler avec de telles starts-up et entreprises nous apporte à la fois un soutien financier, essentiel, mais aussi une renommée.

Mais pourquoi vouloir participer au projet ? Comme nous le disions, Le Ptit Biomed c’est aujourd’hui 800 exemplaires imprimés et distribués aux professionnels biomédicaux dont 300 aux ingénieurs biomédicaux hospitaliers adhérent à l’AFIB. Il est devenu un véritable support de travail, permettant de se tenir informer des derniers produits et technologies du monde biomédical. Faire figurer vos produits sur nos supports, c’est donc vous assurez une visibilité directe auprès des acteurs du secteur.

Les collaborations possibles ne se limitent cependant plus à un simple achat de publicité. La format papier tend à disparaître c’est pourquoi nous nous adaptons, nous nous diversifions. Dans cette visée, nous sommes très enthousiastes de collaborer avec Enovacom, ayant une stratégie purement digitale.

Les étudiants de Polytech Lyon sont-ils à la recherche de stage ? où les entreprises peuvent déposer leurs offres ? (promo pour vos collègues étudiants)

Bien sûr ! Les étudiants de Polytech Lyon sont toujours à la recherche de stages (et d’alternances). Nous avons trois stages au cours de notre cursus, toutes filières confondues : le premier est un stage niveau technicien qui est réalisé pendant la période estivale, le second se déroule en deuxième année (de septembre à janvier) et le troisième correspond au stage de fin d’étude, soit au cours de la troisième année d’école d’ingénieur (de février à août).

Les entreprises peuvent envoyer leurs offres directement au service de stage de l’école via l’adresse mail : entreprise@polytech-lyon.fr ou via les responsables de projets qui publient les annonces sur les réseaux sociaux, dans les groupes des anciens étudiants. Le contact est pour le Ptit Biomed : contact@ptitbiomed.fr.

Comment contacter le Ptit Biomed?

Vous pouvez tout d’abord nous rejoindre sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et LinkedIn) et directement sur notre site : http://ptitbiomed.fr.

Facebook : @PtitBiomed

LinkedIn et Twitter : @LePtitBiomed

Si vous êtes intéressés par une éventuelle collaboration, vous pouvez joindre directement Dorian et Chloé nos responsables partenariats, par mail via partenaires@ptitbiomed.fr.