Connexion des dispositifs biomédicaux : un défi pour l’interopérabilité

Les dispositifs biomédicaux sont rarement connectés aux dossiers de soins

Les dispositifs biomédicaux ne sont encore que trop rarement connectés aux dos­siers de soins. Alors que six dispositifs en moyenne seraient en mesure de l’être, seulement trois le sont au sein des établissements. La ressaisie des informations par le personnel soignant demeure donc le plus souvent nécessaire, avec tous les risques qui lui sont associés : rupture dans le suivi des données, erreurs de re­transcription, problème d’identitovigilance…

Un accroissement des enjeux pour l’interopérabilité

Ces dispositifs biomédicaux recouvrent en outre des produits nombreux et hétérogènes, pro­duits par plus de 1000 fabricants différents : défibrillateurs, seringues, lecteurs de glycémie, pompes à insuline, moniteurs, stimulateurs cardiaques… Une diver­sité et un éparpillement qui accroissent les enjeux en matière d’interopérabilité. Comme le soulignait le livre blanc d’Enovacom, « Le rôle des appareils biomédi­caux connectés pour l‘hôpital de demain » : « La problématique est double. Elle réside à la fois dans le manque d’interopérabilité des ap­pareils biomédicaux entre eux mais également dans la diversité des solutions de dossiers infor­matisés présentes dans l’hôpital. »